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LABECEDE-LAURAGAIS HISTORIQUE

Condensé historique réalisé par Jean Vialade à partir du recueil de madame Seguy

I - ORIGINE DU NOM :

  • "La bène sita" (la bien située)
  • Selon l'abbé Sabarthez (Toponomie de l'Aude) : "Abictum" (lieu planté de sapins)
  • Selon A. Dauzat (les noms des lieux) : Bessede est un nom collectif gaulois de Bès (bouleau).
  • Le lauragais : terrain fort, terre de labours
  • D'où Labécède-Lauragais : "La bien située en terre de labours".
  • Différentes évolutions : 1228/ La Besseda - 1257/Apud Becedam - 1286/Betzeda - 1291/Castrum de Besceda - 1318/Besseta - 1441/La Beceda - 1443/Maria de Bécèda - 1461/La Bessete - 1791/La Becede.

II - POPULATION DE 1600 A NOS JOURS

Sur une superficie communale de 2039ha à l'origine, comprenant les hameaux de : La Garde, Les Brunels et Les Gourbels.

  • 1718 - 64 feux + 37 métairies + 5 moulins soit environ 106 foyers
  • 1789 - 159 feux
  • 1818 - 1068 habitants pour 224 foyers
  • 1820 - 1150 habitants
  • 1833 - 1207 habitants
  • 1875 - 723 habitants
  • 1899 - 855 habitants
  • 1910 - 504 habitants (suite à séparation avec La Garde, Les Brunels et Les Gourbels qui deviennent la commune des Brunels)
  • 1921 - 339 habitants (effets de de la guerre de 1914/1918)
  • 1993 - 320 habitants
  • 2000 - 337 habitants

La répartition des habitants du moyen âge jusqu'en 1718 était : 1/3 en enceinte fortifiée du village, 1/3 hors enceinte (les versants Est et Sud jusqu'au pied de l'Argentouïre étaient construits), 1/3 fermes (30 fermes en 1994 dont 18 en exploitation).

III - ACTIVITES : Artisanat, commerces, cultures.

  • Artisanat/commerces : maçons, meuniers (5), bouchers, charpentiers, menuisiers, forgerons, tailleurs, cordonniers, cloutiers, maréchal, sabotiers, façon fagets d'ajoncs, fours de boulangers et de potiers. Après 1700 : tisserands, fileurs de laine, fabricant de cordelat (drap grossier), chapellerie, briqueterie, notaire, chirurgien/médecin (mis en place après épidémie de peste jusqu'en 1900).

 

Moulin du Tort - Croquis de Jean-Marie Coillot

  • Les moulins : 5 à eau en activité en 1718 (moulins à grains ou pour énergie motrice pour activités industrielles ou artisanales), au moins 3 à vent (St Aurens, As Batuts et Bento Boly) - A noter que 7 moulins détruits lors des crues de 1636, 4 détruits aux crue de 1837 et 1 détruit aux crues de 1910 (Escandre).
  • Cultures/élevage : la vigne (toujours existé environ 13ha), les fraises (plants recueillis dans les forêts du Tarn repiqués en jardin et remplacés tous les 5ans. Cette culture des petites fraises a disparu aujourd'hui), fourrages, forêts, céréales (blé, orge, avoine, seigle et millet pour la population), chanvre, troupeaux (bovins, ovins et porcins gardés au village collectivement).

IV - SINISTRES IMPORTANTS

  • 1627 à 1665 - épidémies de peste (1929 : 58 décès, mise en place d'un chirurgien à demeure - 1931 : 61 décès).
  • 1510 - violents incendies dans le bas du village hors enceinte (*).
  • 1690 - incendie généralisée, destruction des 3/4 des maisons, hors enceinte (*).
  • 1710 - violents incendies : 50 maisons brûlées non rétablies.
  • 1836, 1861, 1910 - violentes crues de l'Argentouïre.
  • 1925 - incendie de 3 maisons au dessus du lavoir, non rebaties (placette actuelle).

Photos de Michel Vandercamère

Tragédie - guerre de 1914/1918 : 20 jeunes morts au front.

(*) - Le village du moyen âge comportait de nombreuses habitations hors enceinte, jusqu'au versants Est et Sud. Les habitations ont brûlé et ont été transformées en jardins en terrasses.

V - TENUE DES REGISTRES

  • De 1627 à 1792 : registres paroissiaux signés du prêtre ou du vicaire.
  • De 1792 à 1900 : registres d'état civil signés de l'officier d'état civil (Syndic ou maire).
  • Depuis 1627 existe un registre de délibérations consulaires communales consignant les évènements graves ou important et toutes les délibérations du comité consulaire (signature par le procureur du Roi).

VI - STATUT JURIDIQUE DE LABECEDE

a) - Régime seigneurial jusqu'en 1688

  • En 1222 - Pagan, seigneur de Labécède (Faidit cathare pris et brûlé en 1232).
  • En 1249 - les 4 consuls de Labécède prêtent serment au Roi à l'occasion de l'avènement du comte Alphonse, frère de Saint Louis.
  • Au 14ème siècle - seigneur de Labécède : Rigaud de Vaudreuille.
  • En 1539 - le famille Rigaud vend la seigneurie à Bertrand de Sabatery, procureur au parlement de Toulouse
Nota : En fait depuis la croisade des Albigeois en 1249, Labécède appartient :
  1. Au comte Alphonse, frère de Saint Louis et mari de la princesse Jeanne, fille de Raymond VII, comte de Toulouse.
  2. En 1271, Labécède appartient pour 1/4 au Roi de France et pour 3/4 au seigneur du lieu. Cette situation entraine de la part des habitants, un refus d'allégence au seigneur. Lignée des Sabatery : 1er consul 1627 et syndic 1631/1639, avant féodation, au Roi, de la commune. Lignée des Seneaux (1719/1790) par acte du 16 mai 1719, le château et les terres passent aux Seneaux.
  3. A partir de 1688, il n'y a plus de vrai seigneur de Labécède, la commune inféodée au Roi Louis par lettres d'amortissement.

 

Maison Sabatery

b) - Communauté consulaire

A dater de 1688, le pouvoir administratif et judiciaire passe à la communauté gérée par un comité de consuls qui fût en lutte permanente avec la famille des Seneaux pour l'exécution des pouvoirs concédés par le Roi (en particulier : nomination des consuls, exercice de la justice, garde de la ville, droits de corvée. Le curé de Labécède prend partie pour la communauté contre Seneaux).

En 1697, la communauté bénéficie, au titre de l'inféodation au Roi, du droit de rendre haute et basse justice.

 VII - POUVOIRS COMMUNAUTAIRES EXERCES PAR LES CONSULS

  • Rendre la justice (acte royal de 1697).
  • Exercer les pouvoirs du Roi fixés par lettres royales d'amortissement de 1688. 20 lettres fixant pouvoirs et prérogatives .
  • Composition - 3 ou 4 consuls et un maire perpétuel (1698 : maire perpétuel - 1743 : 3 ou 4 consuls).
  • Exécutif consulaire - 1 ou 2 syndics, 1 sergent ou valet consulaire (robe rouge et bleur, bonnet rouge), 1 greffier.
  • Habit consulaire - Robe et chaperon rouge et noir.

 VIII - EPOPEES ET GUERRES CATHARES

  • 1215 - Présence du diacre cathare Bertrand de la Mothe (fils de Guilhabert) et du patriarche cathare Gaulcem.
  • 1222 - Guilhabert de Castres, évêque cathare du toulousain séjournait souvent à Labécède dans sa maison, sous la protection du seigneur du lieu, Pagan (qui était Faidit).
  • 1227 - Prise du chateau "Castrum" (Castelas), qui défendait la porte fortifiée d'Amont, occupé par les cathares, par Humbert de Beaujeu, sénéchal de Carcassonne. Les cathares pris (6) fûrent brûlés. Pagan et de nombreux cathares purent s'enfuir.
  • 1232 - Pagan, seigneur de Labécède, ainsi que 19 sectaires cathares revêtus, qui se cachaient dans les bois, fûrent pris par Raymond VII, comte de Toulouse et le nouvel évêque de Toulouse Fauga. Tous condamnés à mort et brûlés sur ordre du comte.

IX - PATRONNAGE

  • Notre Dame, La Vierge pour le village - La première église (type roman) du village s'appelait Notre Dame de Labécède. Fête votive du village le 08 septembre. En souvenir, la grosse cloche actuelle s'appelle "Marie" datée 1882.
  • Saint Orens pour les fermes - Voir la légende de St Orens, berger devenu évêque (Canne de berger plantée en terre : quand cette canne fleurira, Orens évêque sera).

X - LES NOBLES DE LABECEDE

  • 1222 - Séjours épisodiques de Guilhabert de Castres, évêque cathare, sous la protection du seigneur de Labécède Pagan, lui-même Parfait.
  • 1232 - La seigneur Pagan est pris avec d'autres cathares et brûlé vif.
  • 14ème/15ème siècle - Les Rigaud de Vaudreuille sont seigneurs de Labécède. Noblesse chevaleresque, possédant 20 seigneuries. Rôle important pendant les guerres de religion. Famille qui a donné à la France deux gouverneurs du Canada (Philippe 1703/1727 et Pierre 1755/1760).
  • Première moitié du 16ème siècle - Vente de la seigneurie de Labécède par les Rigaud à Bertrand Sabatery, procureur général au parlement de Toulouse (propriété 11/16 pour le seigneur et 5/16 pour le Roi). A noter, selon les archives locales, les habitants de Labécède ne voulurent jamais reconnaitre d'autre seigneur que le Roi. Position s'appuyant sur le fait qu'après la croisade des Albigeois, Labécède appartient au comte Alphonse, frère de Saint Louis, époux de la comtesse Jeanne, fille de Raymond VII, comte de Toulouse.En 1271, à leur mort, Labécède appartient au Roi pour 1/4 (Quarta parte).
  • 1539 - Présence des Sabatery, seigneur de Labécède, voir leurs armoiries sur la porte de l'ancienne maison Bousquet datée de 1583.
  • 1627 - Un Sabatery figure comme 1er consul de Labécède et comme syndic de 1631 à 1639.
  • A partir de 1627 - Présence de la famille Seneaux à Labécède jusqu'en 1790. C'est avec cette famille que les litiges les plus aigus se sont en permanence manifestés. Les divers membres de cette famille qui se sont succédés à Labécède cherchèrent toujours à rétablir le pouvoir seigneurial au détriment de l'administration consulaire (litiges portant surtout sur l'exercice de la justice, nomination des consuls, garde de la ville, privilèges et honneurs). Ils seront chaque fois déboutés lors des procès avec la communauté. A noter, l'appui du curé de Labécède à la communauté; lui-même refusait les honneurs particuliers à la famille Seneaux à l'église.
  • 1789 - Vente du château au seigneur Gailliassou (comme bien national) qui était officier municipal à la révolution. La veuve et ses descendants (la famille Bastouil) conserveront la propriété jusqu'en 1839.
  • 1839 - Vente du chateau à monsieur De Carayon Latour, bienfaiteur du village avec sa femme. Le château sera ensuite légué à leur nièce madame De Barbot. Transformation du château vers 1900 (devise : Faire pla e daissa dire). Mort du vicomte De Barbot en 1966.
  • 1966 - Vente du château à la famille Naudy.
  • 1971 - Vente du château à la famille Gabolde.
  • 1987 - Achat du château par la famille Ricard.
  • 2000 - Achat du château par M & Mme Chauvet-Fougoux.

 

Vue sur le chateau par Serge Lalet

 XI - VIE MATERIELLE

  • Four banal : en 1724 existait un four banal qui s'affermait par enchères en juin (vente du droit de pelle au plus offrant).
  • Fontaine du Théron : fontaine à l'usage des habitants jusqu'en 1858 (le Castelas et le château étaient desservis par une conduite amenant l'eau de la source d'En Gay - du ruisseau du même nom - Réseau ayant fonctionné jusqu'à la dernière guerre 39/45). Deux fontaines existent encore devant le Castelas et dans la rue de la mairie.

Fontaine du Théron - Croquis de Jean-Marie Coillot

  • Pressoir public : a existé jusqu'en 1960 et se trouvait dans un local situé près de la salle des fête.

Ancien pressoir

  • Pesage public : réalisé en 1911, toujours en état.
  • Ferrage des bêtes : machine à ferrer qui a disparu et qui se trouvait dans un premier temps place de la Brèche, puis dans un deuxième temps, près de l'actuelle salle des fêtes.
  • Moulins : derniers moulins détruits en 1837 et 1910 par des crues importantes de l'Argentouïre. Vestiges du moulin à vent de St Orens et des moulins à eau d'Escandre, Pantoy et Théron. Belles meules au moulin du Tort.
  • Bureau de poste : vers 1902 avec le télégraphe/téléphone ves 1909.
  • Alimentation en eau : raccordement du village à la source de la Garrigue en 1858, avec mise en place de fontaines (maire Mellix). Distribution aux habitations à partir de 1833. Réalisation du lavoir en 1864 (don de la famille De Carayon Latour).

Lavoir - Croquis de Jean-Marie Coillot

  • A noter : M et Mme De Carayon Latour sont les bienfaiteurs de Labécède (Octroi d'un prêt pour réliser le chemin communal vers Revel dit chemin vieux. Construction du lavoir. Vente du bâtiment de la mairie/école qui appartenait au château. Cession d'un grand jardin pour édifier le presbythère actuel, l'ancien presbythère constituant l'aile Est du Château - voir la croix sur la porte d'accès côté école).

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